Daniel Darc

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Biographie de Daniel Darc | artiste de variété française

chanteur français


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Daniel Darc (né Daniel Rozoum le 20 mai 1959 à Paris) est l’ancien chanteur du groupe Taxi Girl de 1978 à 1986 ; il mène, depuis, une carrière solo.

En 1978, alors qu’il est élève au lycée Balzac à Paris, Daniel Darc rejoint le groupe Taxi Girl, fondé par Mirwais Stass (guitares), Laurent Sinclair (claviers), Stéphane Erard (bassiste) et Pierre Wolfsohn (batteur). Alexis Quinlin le fondateur du Rose Bonbon deviendra le manager du groupe.

Le chanteur de Taxi Girl a toujours été inclassable dans la scène rock française dont il est l’une des figures marquantes. Très influencé par l’explosion punk, les Sex Pistols, et Kraftwerk, c’est d’abord un faux dandy à la voix fragile et traînante, inspiré par Berlin et le Japon, qui s’habille en rocker et qui pousse l’autodestruction jusqu’à se trancher les veines lors d’un concert au Palace en première partie de Talking Heads en novembre 1979 pour faire réagir le public parisien.

Après la fin de Taxi Girl en 1986 (marquée par le décès par surdose du batteur, Pierre Wolfsohn, en juillet 1981, et le départ des deux autres membres), il poursuit une carrière solo. Il apparaît dans quelques films dans son propre rôle : Les Enfants de la Blank ou Garçon sauvage de Marc Dufaud.


Vidéo : Daniel Darc dans Tout Le Monde En Parle


Sur son premier album solo (Sous influence divine), sorti en 1987, il est épaulé par Jacno (ex-Stinky Toys, ex-Elli et Jacno) qui avait accepté de travailler avec lui sur la base d’un single, mais réalisera l’album entier. Sur ce disque qui sonne beaucoup comme du Jacno, côté musical, Daniel Darc conserve l’écriture simple et immédiate qui est sa marque de fabrique depuis l’époque Taxi Girl. Au milieu de cet album assez policé, on relève la présence d’un titre très rock’n’roll (Le Seul garçon sur terre) et d’une reprise de Comment te dire adieu, titre écrit par Gainsbourg et popularisé par Françoise Hardy.

En 1988, après sa rencontre avec Bill Pritchard (ils partagent alors le même label, Play It Again Sam), ils enregistrent en 7 jours l’album-concept Parce que traitant de l’ambivalence humaine. Sur cet album, on retrouve une reprise d’Aznavour (donnant son titre à l’album) et une adaptation du Velvet Underground (Stephany Says). Tiré volontairement à 3 000 exemplaires seulement, cet album salué par la critique, scellera des liens indéfectibles entre les deux artistes qui vivront même un temps ensemble à Paris.

Toujours en 1988, Daniel Darc enregistre La Ville, single produit par Etienne Daho qui, ne sera pas suivi d’un projet d’album, comme cela avait été le cas avec Jacno. Il se débat alors avec ses addictions.

Il faut attendre 1994 pour découvrir un nouvel album de Daniel Darc : c’est chez Bondage Records, un indépendant, que sort Nijinsky, disque beaucoup plus abouti que les précédents tant du point de vue des arrangements musicaux que du soin et de l’inventivité apportés aux textes. Accompagné, pour ce disque, par Georges Betzounis (ex-Pure Sins et actuel Delaney Blue), Daniel Darc semble avoir eu, plus que par le passé, la possibilité d’imposer une orientation musicale proche de ses goûts fondamentaux (rock new-yorkais, littérature du mal, jazz…). Les Pure Sins accompagnent Daniel Darc dans la tournée censée promouvoir le disque, mais l’absence de succès commercial, conjugué à des problèmes envahissants d’addictions diverses et un passage en prison, met la carrière de Daniel Darc entre parenthèses pour quelques années.

Daniel Darc est passionné de mythologie « rock » autant que de littérature et d’arts martiaux (comme Jean-Jacques Burnel des Stranglers qui a produit un album de Taxi Girl). Il a écrit de nombreux articles sur ses icônes : premiers rockers, bluesmen, acteurs… de James Dean à Nijinsky. Bien qu’ayant à plusieurs reprises annoncé qu’il écrivait un roman, voire qu’il était sur le point d’en achever un (le titre L’Ange glacé fut avancé), Daniel Darc ne parviendra pas à faire aboutir ses désirs d’écriture autrement qu’en publiant de courtes nouvelles aux Éditions Cahiers De Nuit ou Derrière La Salle De Bains à partir de la moitié des années 1990. Il publie également des critiques dans Best et traduit William Burroughs. Les textes de ses chansons portent la marque de son style d’où la poésie n’est jamais absente. Voulant rompre avec près de vingt années d’excès divers, il s’est ensuite converti au protestantisme, ce qui se sentira par la suite avec des références visuelles, des lectures de psaumes en musique sur scène par exemple, il y fera même référence lors d’interviews.

En 2003, le label Pias sort une compilation.

L’année 2004 marque véritablement sa renaissance auprès du grand public: un nouvel album, Crèvecœur, conçu en tandem avec Frédéric Lo, compositeur, réalisateur et producteur du disque, mais surtout artisan de la sortie du désert pour Daniel Darc. Les critiques sont excellentes. L’album gagne la victoire de la musique catégorie Album Révélation. Il entame une tournée avec un groupe formé et orchestré par Frédéric Lo.

Darc participe ensuite à diverses productions avec Cali, Buzy, Tchéky Karyo, Elisa Tovati, Thierry Amiel ou Alizée. Début 2007, il participe à la tournée Les Aventuriers d’un autre Monde avecJean-Louis Aubert, Alain Bashung, Cali, Richard Kolinka et Raphael.

En janvier 2008 est sorti l’album successeur de Crèvecœur, composé, arrangé et réalisée à nouveau par Frédéric Lo. Le titre de cet opus est Amours suprêmes1, en référence à A Love Supreme, un album de John Coltrane dont Daniel Darc a fait l’un de ses disques de chevet. Alain Bashung, Robert Wyatt, Morgane (chanteuse de Cocoon) et Steve Nieve y font des apparitions. Le premier single s’intitule J’irai au paradis.

En novembre 2011 sort La taille de mon âme, nouvel album composé et arrangé avec le musicien Laurent Marimbert (que Christophe a présenté à Darc), et dont le premier single s’intitule C’est moi le printemps. Il contient aussi des extraits du film Les Enfants du paradis de Marcel Carné avec Arletty.

Daniel Darc est le cousin de Hervé Rozoum , guitariste, compositeur et producteur qui vit à Berlin.

Discographie

En solo

1987 : Sous influence divine
1988 : Parce que avec Bill Pritchard
1994 : Nijinsky
1998 : 18/12 avec 19 torsions
2003 : Le Meilleur de Daniel Darc
2004 : Crèvecœur composé et réalisé par Frédéric Lo
2008 : Amours suprêmes composé et réalisé par Frédéric Lo
2011 : La taille de mon âme

Avec Taxi Girl

1979 : Mannekin, maxi
1980 : Cherchez le garçon, en maxi & LP
1981 : Seppuku
1983 : Quelqu’un comme toi
1989 : Suite & fin ?
1990 : Quelque part dans Paris
1990 : 84-86

Collaboration

1993 : L’Équipe à Jojo – Les chansons de Joe Dassin, 1 CD Le Village Vert VIVE003. Divers interprètes. Daniel Darc reprend Les Champs-Élysées
1998 : Comme un seul Homme – Duo avec Diabologum sur Et si nous n’avions pas été là l’histoire aurait été la même mais racontée par d’autres
1997 : Écriture de Las, dans le ciel et Ne laisse pas le jour pour l’album Marie-France de textes pour Marie-France
2002 : Écriture de Ghost pour l’album Platinum Deadstar de Brent
2004 : Chante sur le titre « Jeunesse éternelle » du groupe Operation S
2005 : Reprise de She’s so untouchable de Johnny Thunders avec The Weird Sins sur l’album hommage Tribute to Johnny Thunders
2005 : Reprise de Rondeau de Nino Ferrer sur l’album hommage On dirait Nino
2005 : Duo sur Pauvre garçon avec Cali sur l’album Menteur
2005 : Duo sur Comme des papillons avec Buzy sur l’album Borderlove
2005 : Duo sur « Mes amis » (D. Darc/Frédéric Lo) avec Jane Birkin sur le DVD « Rendez-vous avec Jane »
2006 : Duo et écriture du texte de Comme disait l’ami Johnny Rotten sur l’album Mauvaise étoile de Patrick Eudeline
2006 : Écriture d’un texte sur Ce lien qui nous unit de Tchéky Karyo
2006 : Écriture du texte du single Cœur Sacré pour Thierry Amiel
2006 : Écriture du texte Ca ne sert à rien d’aimer pour l’album Je ne mâche pas mes mots, d’Élisa Tovati
2007 : Écriture d’un texte sur Psychédélices d’Alizée
2008 : Duo avec Frédéric Lo sur une reprise de Promesses d’Étienne Daho sur l’album hommage Tombés pour Daho
2008 : Duo avec Berry sur la reprise de la chanson d’hélène sur la réédition de l’album Mademoiselle
2008 : Duo avec Superbus sur le plateau de Taratata reprise de Chercher le garçon
2009 : Reprise de O Caroline sur l’album Around Robert Wyatt de l’ONJ (Orchestre National de Jazz)
2009 : Duo sur Ne plus y penser avec Asyl sur l’album Brûle, brûle, brûle
2009 : Duo sur La Romance des Cruels avec Nosfell sur l’album Nosfell
2009 : Chante Pas pour moi de Boris Vian sur l’album hommage On n’est pas là pour se faire engueuler !
2012 : Ecriture du texte « Les Passagers » sur le 2e album de Berry

Récompenses

Victoires de la musique 2005 : album révélation de l’année, ex-æquo avec celui de Ridan.


Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Daniel Darc de Wikipédia en français (auteurs)

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