Antoine

Biographie d’Antoine | chanteur français

auteur-compositeur-interprète français


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Antoine (de son vrai nom Pierre Antoine Muraccioli), né le 4 juin 1944 à Tamatave (Madagascar), est un auteur-compositeur-interprète français. La chanson Les élucubrations d’Antoine le rend célèbre en 1966. Il passe son adolescence entre la Savoie, la Haute-Savoie et l’Isère, où il fréquente le lycée Champollion de Grenoble en faisant les classes Math sup et math spé. C’est dans cette ville qu’il achète sa première chemise à fleurs, sur le boulevard Maréchal Foch, et qu’il va obtenir le premier autographe de Johnny Hallyday. Élève-ingénieur de Centrale Paris (il obtient le diplôme en 1966), un chagrin d’amour auprès de la sœur d’un élève de l’École Centrale l’amène à la chanson.

Il signe, en septembre 1965, chez Vogue et connaît un succès d’estime avec sa chanson Autoroute européenne numéro 4. Il passe à la télévision pour la première fois le soir de l’élection présidentielle en novembre 1965. Le succès vient en 1966 avec Les Élucubrations d’Antoine qui au détour d’un couplet met en cause Johnny Hallyday. Ce dernier répond à Antoine avec le titre Cheveux longs et idées courtes.


Vidéo : Antoine « Les élucubrations »


La chanson Les Élucubrations d’Antoine, pourtant lancées contre l’avis de son producteur Christian Fechner et de toute l’équipe des disques Vogue, est un succès immédiat. Maurice Chevalier déclare alors : « Jamais un artiste n’a atteint aussi vite le sommet du succès », propos qui seront repris par la version européenne du magazine Time. Il est alors accompagné par « les Problèmes » qui, plus tard, deviennent « les Charlots ».




Les Élucubrations d’Antoine rompt avec les chansons yéyés ; son texte polémique, provoquant et précurseur, annonce une nouvelle jeunesse moins insouciante, plus militante et contestataire.

Les volumes de ventes ayant explosé, sa carrière est reprise en main par son producteur. Celui-ci lui impose des chansons de commande : Je dis ce que je pense, je vis comme je veux,Contre élucubrations problématiques, etc) qu’il n’apprécie guère. Celui-ci se rattrape avec Votez pour moi. Il peaufine également des textes beaucoup plus travaillés : La guerre, Pourquoi ces canons ?, Bruits de roses.

Du premier album (avec Métamorphoses exceptionnelles, La loi de 1920, Une autre autoroute…), paru en 1966, au troisième (avec Madame Laure Messanger, Claude, Jérémie et l’existence de Dieu), paru en 1967, tout change : son look comme son style musical. En 1973, il relance même une opérette de l’entre-deux-guerres, Dédé, et chante avec Georgette Plana. En 1968, il devient numéro 1 en Italie, avec Taxi, La Tramontane et Pietre.

En 1968 également, une chanson désabusée, Ramenez-moi chez moi, suggère toutefois que le show-business ne lui apporte pas la liberté qu’il a toujours recherchée, en dépit des ressources que ce même show-business lui procure.

Vers 1968 il travaille aussi en Italie, et il a l’occasion de participer au Festival de San Remo.

Son style change alors et il est vaguement proche de celui de Jacques Dutronc.

Ce blond haut de taille, mince, dégingandé, aux moustaches fines, si lointain des vedettes post-Modugno de l’époque, charme immédiatement le public italien avec une chanson vaguement protestataire, Pietre.

Ensuite il obtient des succès respectables avec Cannella, Taxi, Il dirigibile, La tramontana, dans un style plus proche des variétés, et il est très souvent invité à la RAI.

Son dernier tube italien est L’uomo oggetto, version rigolote de « Bord à bord à Bora-Bora ».

Ensuite, comme il reste populaire pour la génération de l’époque, souvent appelé par la télévision italienne à parler des ses aventures et voyages à travers le monde.

En octobre 1974, il largue les amarres à bord de Om, goélette en acier de 14 m construite au chantier Meta de Tarare (Rhône). Il parcourt en solitaire 17 000 milles, de Port-Étienne à Rio, de l’île du Prince à Sainte-Hélène, de Tristan da Cunha à Cayenne, jusqu’en 1980.

Puis à partir de 1981 et jusqu’en 1989, il navigue en Atlantique et dans le Pacifique à bord de Voyage, un sloop en aluminium Strongall de 10,05 m dériveur intégral, également construit au chantier Prometa de Tarare.

Depuis 1989, il navigue à bord de Banana Split, un catamaran en aluminium de 12,50 m de long, construit chez Prometa qui s’est installé à Saint-Raphaël (Var).

En 1999 Antoine joue son propre rôle dans une saga publicitaire devenue culte. Ces films « clin d’œil » hauts en couleurs qui donnent à voir ce que le monde a de plus beau, ont été imaginés par Madeleine Danielsson.

Invité par les radios et télévisions à parler en France de ses vacances perpétuelles pendant les mois d’été (qu’il passe alors en France), il se voit proposer par les éditions Arthaud d’écrire un premier livre (le Globe-Flotteur). Ses photographies et films, qu’il a tout le temps de peaufiner (n’ayant plus d’impératif financier puisqu’il est son propre producteur) rencontrent également le succès (ainsi Îles… était une fois’). Il continue à écrire et interpréter quelques chansons (Touchez pas à la mer…). Enfin, il a réglé ses comptes avec le show-biz dans un morceau d’autobiographie nommé 1965 qu’il a sous-titré par provocation : roman.


Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Antoine de Wikipédia en français (auteurs)

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