Bobby McFerrin

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Biographie de Bobby McFerrin | artiste jazz

chanteur, vocaliste et chef d’orchestre américain

 


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Robert Bobby McFerrin, Jr. né le mars 1950 à New-York, est un chanteur, vocaliste et chef d’orchestre américain. Il est surtout connu pour la chanson Don’t Worry, Be Happy.

Ses parents étaient chanteurs et son père, Robert McFerrin Sr.(chanteur Roger Donaldson) était n°1 au top U.S. en 1988 et l’a fait connaître dans le monde entier.

Il a aussi collaboré avec d’autres grands musiciens de jazz comme le pianiste Chick Corea, ou de classique comme le violoncelliste Yo-Yo Ma.

Il a ainsi interprété la chanson du générique du Cosby Show (composé par Bill Cosby) en 1987 et improvisé celle de Knick Knack, un des premiers courts métrages des studios Pixar, en 1989.


Vidéo : Bobby McFerrin – Don’t Worry Be Happy


En complément de sa carrière vocale, Bobby McFerrin fut nommé en 1994 à la direction musicale du Saint Paul Chamber Orchestra du Minnesota, poste spécialement créé à son intention.

Bobby McFerrin ne prévoit pas souvent ce qu’il va chanter sur scène, la majorité de ses spectacles sont entièrement improvisés, ce qui le distingue des autres chanteurs. Son improvisation lui acquiert une liberté totale et un répertoire sans cesse renouvelé. Il a commencé au début de sa carrière avec des reprises de morceaux des Beatles (Blackbird, From Me to You), il s’inspire beaucoup des cantates de Johann Sebastian Bach. Il s’est ensuite totalement adonné à l’improvisation dont certaines ont été enregistrées en direct sur scène (« Spontaneous Inventions »). Son charisme et son humour installent un réel contact entre lui et le public, il lui propose des motifs de notes à répéter tandis que lui improvise par dessus. Il transforme le public en vrai chorale (même avec plusieurs voix) sans aucune préparation, et lui joue le rôle du soliste. Un cas intéressant : celui où Bobby interprète le clavier bien tempéré de Bach et le public chante (qui n’a bien sûr pas été prévenu avant) l’Ave Maria de Charles Gounod par dessus ; démontre une réelle osmose entre l’artiste et son auditoire.

Il utilise au maximum les capacités de son micro : Il l’éloigne pour diminuer les aigus et le gain et le rapproche quand il utilise des rythmes nécessitant des basses. C’est donc un va-et-vient continu, simulant des échos avec son larynx, des décrescendos brusques qui imitent le potentiel des instruments. Il place également son micro au niveau des ganglions, ce qui ne fait que ressortir les basses de sa voix. A cet emplacement du micro il peut même chanter deux voix simultanément (Drive – The Collection (2007)). Ses gestes et ses mimiques démontrent un rapprochement vers des instruments à cordes ou des vents ce qui fait parfois rire le public.
Il utilise des procédés tel que l’échelle pentatonique (ou échelle musicale) où il indique la première note à l’emplacement de ses jambes, puis les notes correspondant aux divers déplacements de gauche à droite tout en le faisant chanter à son auditoire. Puis lui improvise par dessus, ce qui créé une polyphonie avec seulement lui, son micro et le public.

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