Bobby Darin

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Biographie de Bobby Darin | artiste jazz

bobby darin the very best ofauteur-compositeur-interprète et acteur américain


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Bobby Darin, pseudonyme de Walden Robert Cassotto, né le 14 mai 1936 à New York et mort le 20 décembre 1973 à Los Angeles, est un auteur-compositeur-interprète et acteur américain.

Aux États-Unis, il fut l’un des artistes les plus populaires pendant les années 1950-1960.


Biographie

Darin naquit dans un milieu populaire du Bronx à New York. Son père mourut quelques mois avant sa naissance, pendant la Grande Dépression.

Sa mère dut recourir à l’assistance sociale pour s’occuper de son fils. Ce n’est qu’une fois adulte qu’il apprit que sa sœur Nina, son aînée de 19 ans, était en fait sa mère. L’identité de son vrai père n’a jamais été révélée publiquement.

À huit ans, enfant fragile, vivant chichement il fut atteint de rhumatisme articulaire aigu. Cette maladie le laissa avec un cœur fragilisé et la conscience de l’imminence de sa propre fin. Pauvre et malade, il consacra le peu qu’il devait vivre à son goût pour la musique. Si bien qu’à l’adolescence il pouvait jouer de plusieurs instruments.

Étudiant brillant au secondaire (Bronx), Darin put étudier au supérieur grâce à l’obtention d’une bourse d’excellence. Mais désireux de commencer une carrière dans une grande salle de New York, il quitta le collège et joua dans des petites boîtes avec un groupe.

Afin de trouver un nom plus commercial aux oreilles américaines, il changea son nom et en 1956, son agent négocia un contrat avec Decca où Bill Haley avait explosé en termes de ventes. Mais le rock and roll n’en était qu’à ses balbutiements et le nombre de musiciens professionnels de ce genre était limité. Comme d’autres producteurs, Darin, inconnu, était au début prisonnier, contraint d’enregistrer des variétés sans saveur à la demande des maisons de disques.

Il quitta alors Decca en signant avec Atlantic Records, où il écrivit et arrangea pour lui-même et d’autres. En 1958, après des albums médiocres sa carrière jaillit avec la sortie de sa seule chanson rock : Splish Splash. Instantanément, elle devint un succès et influença nombre d’autres rockeurs à venir.

En 1959, il enregistra Dream Lover, une ballade qui engendra des revenus importants. Le succès financier lui permit d’exiger davantage de contrôle créatif et malgré les objections de l’entourage de laisser mûrir toute la diversité de son talent.

L’album suivant, Mack the Knife, qui incluait une interprétation jazz-pop légère de L’Opéra de quat’sous de Kurt Weill bondit en tête des ventes et reçut le Prix Grammy de 1960. Son innovation lui valut aussi le Prix Grammy du meilleur nouvel artiste.

Afin de ne pas perdre de temps, Darin s’intéressa aux bandes originales de films. Il écrivit le générique de nombreux films et y joua aussi. L’un de ces films, destiné à son public de prédilection, les jeunes adultes, était joué avec Sandra Dee qu’il épousa en 1960 et dont il eut un fils.

Mais en quête de reconnaissance, il s’engagea dans des interprétations plus consistantes et obtint le Golden Globe Award en 1962 de l’« acteur le plus prometteur », pour son rôle dans Point de pression.

Au Festival de Cannes, il obtint le prix du meilleur acteur.

Dans les années soixante, il se fit voir de nombreuses fois aux casinos de Las Vegas et s’engagea publiquement dans la campagne présidentielle en faveur de Robert Kennedy.
Au début des années 1970, il continua de jouer et d’enregistrer, notamment avec la Motown Records. En 1971, il subit sa première opération cardiaque destinée à corriger certains dysfonctionnements datant de son enfance. En 1972, il semblait suffisamment remis pour conduire son propre programme de variétés sur NBC. Celui-ci dura deux ans, puis les problèmes de santé le contraignirent à arrêter.

Le 20 décembre 1973, alors qu’il subissait une nouvelle opération cardiaque, Darin mourut. Conformément à sa volonté, son corps fut donné à la science pour la recherche médicale à l’UCLA.

En 1990, son compère de l’époque de gloire, Paul Anka, l’introduisit au Panthéon du Rock. En 1999 il fut élu au Panthéon des auteurs.

Film biographique
En 2000, l’acteur Kevin Spacey, admirateur de Darin, acheta les droits cinématographiques de son histoire. Spacey dirigea et produisit le film. Il joua lui-même Bobby Darin ; quatre ans plus tard, le film sortit sous le titre Beyond the Sea (La Mer), l’un des tubes de Darin. Le film a été présenté au Festival international du film de Toronto.

 

Discographie

1958 : Splish Splash
1958 : Queen of the Hop
1958 : Mack the Knife
1959 : Plain Jane
1959 : Dream Lover
1960 : Beyond the Sea (d’après La Mer de Charles Trenet)
1960 : Won’t You Come Home Bill Bailey?
1961 : You Must Have Been a Beautiful Baby
1962 : What’d I Say?
1962 : Things
1963 : More
1963 : You’re the Reason I’m Living
1963 : 18 Yellow Roses
1966 : If I Were a Carpenter
1966 : Mame
1967 : A Simple Song of Freedom
1967 : Bobby Darin Sings Doctor Doolittle
1968 : Bobby Darin Born Walden Robert Cassotto
1969 : Commitment

 

Filmographie

1957 : P’tite tête de trouffion (The Sad Sack) de George Marshall
1959 : Shadows de John Cassavetes : le danseur avec lunettes de soleil et chewing-gum
1960 : La Diablesse en collant rose (Heller in Pink Tights) de George Cukor : un domestique de De Leon
1960 : Ne mangez pas les marguerites (Please Don’t Eat the Daisies) de Charles Walters
1960 : Pepe de George Sidney : caméo
1961 : Le Rendez-vous de septembre (Come September) de Robert Mulligan : Tony (et ACI de la chanson-thème)
1961 : La Ballade des sans-espoir (Too Late Blues) de John Cassavetes : John « Ghost » Wakefield
1962 : La Foire aux illusions (State Fair) de José Ferrer : Jerry Dundee
1962 : L’enfer est pour les héros (Hell is for Heroes) de Don Siegel : Corby
1962 : Un mari en laisse (If a Man Answers) d’Henry Levin : Eugene Wright
1962 : Pressure Point d’Hubert Cornfield : le malade
1963 : Le Combat du capitaine Newman (Captain Newman, M.D.) de David Miller : le caporal Jim Tompkins
1965 : Chambre à part (That Funny Feeling) de Richard Thorpe : Tom Milford
1966 : Le sheriff aux poings nus (Gunfight in Abilene) de William Hale : Cal Wayne
1967 : Un étranger dans la maison (Stranger in the House ou Cop-Out) de Pierre Rouve : Barney Teale
1969 : The Happy Ending de Richard Brooks : Franco
1973 : Happy Mother’s Day, Love George de Darren McGavin : Eddie


Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Bobby Darin de Wikipédia en français (auteurs)

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